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Ultron-(VM)  35mm f/1,7  Voigtlander 
   

 

 

                 

ULTRON, c’est sous cette appellation que Voigtlander nous propose ce 35mm f1,7, il vient se placer à côté des célèbres SUMMICRON, BIOGON, DISTAGON… les resultats obtenus sont tellement surprenants, qu’on peut se demander s’il ne ce place pas, plutôt au-dessus des grands noms Européen.
Avec 9 éléments (un asphérique) en 7 groupes cet objectif annoncé à la Kina 2014 est proposé en deux finitions, chromé et anodisé noir, avec une mécanique remarquable que permet la mise au point de 50cm à l’infini, le modèle que nous avons testé (bronze chromé) est un très bel objet superbement fini.
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Test sur banc
Comme d’habitude on commence par le test sur banc avec un rapport de réduction de 1/100, et des prélèvements sur trois secteurs du cercle d’images à plusieurs diaphragmes.
Voyons ce que nous propose Voigtlander avec cette nouvelle formule actualisée.
 
 
Zone centrale
   
 


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Première surprise, le centre de ce Ultron est excellente, l’idéal aurait été d’avoir une pleine ouverture un peu plus contrastée, mais si on regarde bien les micros détails sont presents dès  f/1,7, sur ce trois images on constate seulement une faiblesse dans la focalisation des rouges. Le prélèvement à f/4 au centre devient notre référence, car la finesse obtenue est supérieure à tous les autres diaphragmes.

Zim (10mm du centre)
 


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À 10mm du centre, l’amoindrissement est visible, surtout sur les damiers de 5µ et 2,5µ, les éléments de 10µ sont bien reproduits seulement à partir de f/4 car aux grandes ouvertures l’aberration chromatique parasite le contraste et la définition des formes.

Zone périphérique (20mm)
 


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À 20mm du centre, la dégradation est beaucoup plus forte et il faut diaphragmer de 4 valeurs pour obtenir une restitution correcte de formes de 10µ. Cette faiblesse dans les angles paraît très importante comparé à l’excellent centre mais nous verrons couplé avec le A7RII quel est le rendu photographique.
 
La défocalisation trichrome 
   


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Les plans de focalisations selon la couleur, sont assez décalés pour un 35mm, mais le rendu obtenu pour chaque couleur est très performant. La focalisation du vert permet une des meilleures performances observées, malheureusement le décalage du rouge et du bleu amoindrissent le résultat final, même en diaphragmant au-delà de f/4 les couleurs restent légèrement décalées et diminuent la résolution finale.

Première conclusion
Excellent au centre, très bon à 10mm, et moyen dans les angles à 20mm, permettent tout de même au Ultron 35mm f/1,7 de ce placer dans le meilleurs 35mm (M) testés jusqu’à présent. Avec le A7RII on verra son vignetage, contraste, déformation et bokeh.
    

Prises de vues
Les mires au rapport 1/25 permettent de voir la déformation géométrique, la courbure de champ, et la dégradation du rendu de détails vers les angles à courtes distances de travail. Le fait de coupler cet objectif à un capteur de 42Mp (Sony A7RII) permet de trouver les meilleurs diaphragmes pour les différentes situations photographiques.  

Mires au 1/25
 

 
Voir cadre 1             Ultron 35mm à f/1,7              Voir cadre 2                                 

 

Aucune correction de vignetage et déformation n’a été appliquée à cette image, cela permet de voir la géométrie et l’assombrissement naturel vers les angles. Nous n’avons jamais voulu donner des indications chiffrées de cet assombrissement car elles peuvent être différentes d’un boîtier à un autre, la structure des pixels la taille et revêtement de la chambre de l’appareil peuvent influencer ces résultats. Dans CameraRaw en appliquant la correction avec le profil de cet objectif (Voir) , on constate que le vignetage ne disparaît pas totalement. Si on corrige manuellement c’est en allant au maximum (Voir) que les résultats sont meilleurs mais insuffisants. Dans CaptureOne la correction est meilleure, avec le curseur de vignetage poussé à 2,5 Ev  la surface apparaît régulièrement éclairé.
Pour la lecture des mires de résolution il faut être prudent, car la courbure de champ amoindri fortement les angles aux grandes ouvertures. Plus loin on peut voir les prélèvements avec des changements de mise au point.
 


Voir cadre 1                 Ultron 35mm à f/5,6                 Voir cadre 2        

 

A f/5,6 le vignetage est peu perceptible, et dans C-One c’est seulement avec une correction de 0.7Ev que l’éclairement est parfaitement reparti Voir  . Les zones colorées visibles sur ces mires, correspondent aux légères aberrations chromatiques qu’entrent en résonance avec les points noirs de la mire. Un grand nombre d’optiques produisent ce type de résultats. Nous cherchons un protocole de mesure pour pouvoir parler de La couleur des objectifs, mais c’est n’est pas facile car ces zones colores sont complètement imbriquées avec le sujet, les conditions de prise de vue, le type de capteur et le dématriçage.


La courbure de champ
Nous avions évoqué la courbure de champ dans le test du Elmar 24mm f/3,8, mais on a eu tort de négliger cette particularité des formules optiques dans pratiquement tous nos tests d’optiques, mais il faut dire que ce manque de planéité devient très visible avec les capteurs actuels de 36 ou 42 Mp.
Avec le Ultron sur le A7RII c’est très facile de faire une mise au point très précise à l’endroit choisi, les images ci-dessous à pleine ouverture montrent l’écart important entre le centre et les angles pour ce rapport de réduction. Cet écart, nous l’avons trouvé aussi sur le Summicron 35mm f/2 et le Biogon 35mm f/2,8, on peut déduire que c’est une correction complexe pour les opticiens, ou qu’elle est considérée comme secondaire dans les nécessaires compromis que font les opticiens pour produire une optique compacte, lumineuse, performante en résolution et avec peu de déformation géométrique.
 


                              f/1,7 centre

                                f/1,7 angle

 

                                                                                                  Cliquez sur les images

En pratique cette courbure de champ peut poser des problèmes en photographie d’architecture, de reproduction et des paysages. En reproduction d’un tableau par exemple, une mise au point entre le centre et les bords avec un diaphragme autour de f/5,6 permet d’obtenir une bonne uniformité de la netteté sur tout le champ.
En paysages très distants il faut vérifier également le rendu dans les angles, choisir la bonne distance de M-A-P et diaphragmer en conséquence jusqu’à obtenir le maximum possible permet d’éviter les angles trop arrondis.

Ultron 35mm f/1,7 Aspherique-A7RII

 

 

Cliquez sur l'image

Ultron, un costaud venu pour rester !  Avec cette image, le rendu au centre du Ultron 35mm à f/5,6 est mis en valeur et montre une très grande richesse de détails (malgré la réduction à 25%), bien entendu les choix de traitement favorisent l’extraordinaire centre de cette optique.
Avec les deux images ci-dessous à pleine ouverture et à f/5,6 permettent de voir le bokeh et les aberrations chromatiques avec des diaphragmes très représentatifs.

Les loupes dans les sélections ce sont des détails à 100  %
 


Cliquez sur les images

 

Le bokeh !, est le concept à la mode, jamais on a autant entendu parler des parties floues de l’image. Mais il faut reconnaître que l’interprétation faite par la matrice Bayer des formes floues est très capricieuse et même désagréable. Sur l’exemple ci-dessus avec ce capteur de 42Mp les parties arrondies du sujet produisent une désintégration très agréable de la matière, par contre les lignes droites des poteaux et branches sont dédoublés, cet effet est à éviter car il peut détruire une image, ce phénomène est associé généralement à un rendu NUMÉRIQUE.
En diaphragmant le rendu est normal, sans dédoublement.

 

 

Vite Vu 

 

 

Conclusion

Très bon objectif avec une excellente zone centrale !
Ceci étant dit, nous revenons sur les petites faiblesses du Ultron 35, celles que nous ont paru les plus gênantes sont : la dégradation vers les angles et le vignetage à pleine ouverture. Le dédoublement de lignes droites floues est secondaire pour nous, car il suffit de fermer d’un ou deux diaphragmes pour ne plus voir ce phénomène. Sur l’image des pigeons (ci-dessus) le cadre en rouge indique le format Aps-c ou le rendu en cas d’utilisation comme un 50mm, sur cette zone la qualité est exceptionnelle et permet une image d'environ  24Mp sur un A7RII. La courbure de champ elle aussi amoindri les performances du Ultron, mais en usage courant d’un 35mm de reportage ça ne pose aucun problème.

Nous préparons un comparatif de ce Ultron 35mm avec d’autres grands noms Européens de l’optique et au vu de certaines images déjà comparés il y aura des grandes surprises.

Tin Cuadra

Photo Suffren et La Petite Boutique Photo   
                Voir aussi

 
Voir Summicron 35mm f/2 Asph Voir C-Biogon 35mm f/2,8 Voir comparatif 35mm (M)

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