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        Summicron 35mm f/2 Asph               

 

 

Un de premiers test fait pour revoirfoto en 2005 fut le Summicron 35mm f/2 Asph, et à l’époque beaucoup de reproches concernant le choix de diaphragmes et les grossissements des captures on était formules par de perfectionnistes. Pour corriger et compléter la première présentation prénumérique, nous revenons sur cette optique déjà légendaire dans l’univers Leica.
Toutes les captures et échantillons sont actuels, et les images qu’illustrent nos propos on était faites avec le A7RII de Sony.  


Cette formule de 7 lentilles en 5 groupes, avec un élément asphérique est très compacte et légère. Pour Leica la taille des optiques M fait partie du carnet de charges des ingénieurs. Avec ce test nous essaierons de voir quels sont les performances, et les nécessaires compromis qu’on permis de réaliser cet objectif lumineux et compact.

Les courbes FTM présentés par Leica sont précieuses pour se faire une idée rapide des qualités d’une formule. Ici nous avons des courbes très complexes et très ondulées, ces formes indiquent très clairement les secteurs ou les ingénieurs ont le plus souffert.
Les graphiques ci-dessous extraits des fiches Pdf Leica montrent un secteur très bas à 15mm du centre à f/2,8, c’est sur cette zone que nous reviendrons après le test sur banc, pour essayer de placer une image du rendu aux côtés des courbes Ftm.
 

 

 

Test sur banc
Les prélèvements sur banc sont obtenus avec un rapport de réduction de 1/100 à plusieurs diaphragmes et trois secteurs du cercle d’image; centre, 10mm et 20mm du centre.

Centre


Survolez l'image     

Très bon centre, riche en microdétails qui restent présents malgré le faible contraste de la pleine ouverture. À f/2 et f/2,8 on voit la  moindre résolution dans les secteurs rouges de la mire, à f/4 le contraste et l’homogénéité du rendu produit une reproduction complète, mais notre choix pour la référence est f/5,6 car meilleur sur les damiers rouges.

Zim (Zone d’intérêt maximum) à 10mm du centre


Survolez l'image      

Ce secteur est celui ou les courbes Ftm sont les plus bases, la douceur et la confusion de micros détails à pleine ouverture sont très importantes, par contre les damiers de 10µ sont  bien délimités à partir de f/4.
 
Zone périphérique à 20mm du centre


Survolez l'image       

A 20mm du centre les détails sont fortement dégradés aux grandes ouvertures et même les formes de 10µ sont mal restitués. Le serieux des courbes Ftm fournis par Leica est examplaire! Car elles viennent contredire un marketing un peu trop flateur.

La défocalisation trichrome  

La particularité de cet 35mm, c’est le très fort décalage du rouge par rapport au vert et bleu comparé à d’autres 35mm. Le vert, le bleu et le gris sont pratiquement sur le même plan focal, le rouge se promène loin du plan mise au point et vient amoindrir la résolution de l’ensemble.
C’est sûrement à cause de cette défocalisation que la résolution de l’ensemble n’atteint jamais les sommets. La courbe Ftm pour 40Plmm plafonne à 60 %  au centre or les optiques modernes peuvent discerner  40Plmm avec un contraste autour de 80%. Voir Apo-Summicron 50mm f/2 Asph ou celle du Summicron 28mm f/2 Asph

Première conclusion
Bonnes performances dans l'ensemble, le centre est sans consteste le point fort de cette optique, par contre le contraste et la résolution sont assez faibles dans les angles. Couplé au A7RII et ces 42Mp on saura plus sur le comportement de ce Summicron 35mm f/2 Asph.

Courbure de champ (1/25eme)


                  Centre f/2


Angle f/2            Cliquez sur les images

 
Ces deux images permettent de voir l’importance de la courbure de champ en prise de vues rapprochée. Il faudrait trouver un autre moyen pour parler de cette aberration en prise de vues à l’infini, car nous avons remarqué qu’avec un Biogon 35mm f/2 ce phénomène était gênant aussi en photographie de paysages.
Accessoirement on peut voir dans ces images le vignetage et la déformation, l’assombrissement vers les angles est assez prononcé et classique pour ce type d’optique avec un bloc arrière très proche du plan focal. On ne dira pas beaucoup sur le vignetage car il n’est pas mesuré hors boîtier et c’est donc le produit (assombrissement optique + angle d’incidence sur le capteur). Sur le A7RII c’est ce rendu mais sur Leica SL ou M240 il peut être très différent.
La déformation  en forme de coussinet est infime. 

Échelle 1/25 à f/5,6


Voir centre à f/5,6                                 Voir angle à f/5,6
                                 

À f/5,6 tout est mieux, mais les angles restent très en retrait par rapport au centre. Nous l'avons vu la courbure de champ est pour beaucoup dans cet amoindrissement, mais elle n'est pas responsable de tout.
Pour compléter la lecture de ces images, et mieux comprendre le pourquoi des angles moins bons, nous avons fait des prélèvements au centre et entre 12 et 15mm du centre pour faire le parallèle avec les courbes Ftm de Leica. Les mires ci-dessous prises avec le même rapport de réduction (1/25) montrent le rendu du centre (1) et du secteur le plus bas de la courbe Ftm à f/2,8 (2) , en dessous on voit ces secteurs à f/5,6 qu'illustrent l’évolution selon l’ouverture.
  


Cliquez sur l'image 

 
La dégradation observé dans le secteur 2 est provablement de l'astigmatiste Voir
Le secteur de la mire de .312 correspond approximativement à 0,3mm donc; 0,3 / 25 (rapport de réduction) = 41 Plmm, equivalent aux 40 Plmm de la courbe. Nous reviendrons sur cette analyse mais avec le banc optique pour voir plus finement cette double focalisation.

Prises de vues
Comme d’habitude pour finir ce test, nous glissons quelques images que complètent photographiquement l’analyse fastidieuse des courbes et mires.
Pour faire une transition cohérente les images ci-dessous faites avec le A7RII, sa loupe de mise au point très précise de cet appareil permet de faire la mise au point à l'endroit voulu(antennes) et de voir le rendu avec ses 42Mp à pleine ouverture et f/5,6.
   

 

 Cliquez sur les images                       

La zone d’intérêt maximum (Zim) est encore au centre dès nos loupes, et malheureusement les résultats confirment ceux obtenus à courtes distances de travail, confusion de formes à f/2 et une nette amélioration à f/5,6.

Le Bokeh


Cliquez sur les images

Le Bokeh ! Avec ces deux images on voit la rapide évolution des formes dans les secteurs flous de l’image. Mais aussi on remarque une grande douceur dans ce secteur du cercle d’image à f/2, ce faible contraste et résolution amoindrissent l’effet recherché dans ce type d’image, net sur le plan de mise au point et un flou avec les formes les plus folles dans les arriéres plans dé focalisés. À f/2,8 la résolution et contraste grandissent mais on perd la structure si particulière des branchages.

Coclusion

Compromis
, très souvent les fabricants d’optiques utilisent l’expression "sans compromis" On a lu, si et la, comment la marque Zeiss par exemple, vante les qualités optiques des Otus, sans compromis avec la taille et le poids, et nous savons quelles sont encombrantes et performantes.
Leica a choisi de faire un 35mm lumineux et compact avec des compromis qu’il juge acceptables. Il y a 20 ans cette optique était le meilleur 35mm f/2 toutes catégories confondues. Aujourd’hui sur des capteurs très fins comme celui du A7RII on peut voir des limites gênantes en photographie courante.
Le fait de savoir que le 
50mm f/2 Apo est époustouflant de qualité et que le 28mm f/2 Asph l’est aussi, pose le problème du maillon faible de la chaine photographique.
Nous avons attendu long temps la sortie du nouveau 35mm Asph de Leica, mais en voyant les courbes Ftm de la nouvelle version  à 11 lamelles, on est déçus de constater que ce sont les mêmes.
Leica doit proposer une vrai nouvelle formule pour son 35mm f/2.
Pour nous un 35mm (M) un peu plus grand et un peu plus lourd ce serait le prix à payer pour une  qualité équivalente au 28mm f/2 et 50 f/2 que nous venons de citer. 

Tin Cuadra

Voir Ultron 35mm f/1,7 Voir C-Biogon 35mm f/2,8 Voir comparatif 35mm (M)

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