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        C-Biongon ZF 35mm f/2,8 

 

 

 
Lors du test du C-Biogon 35mm f/2,8, nous étions très enthousiastes des résultats et de la qualité de fabrication. À l’époque avant le M9, nous avions fait des images en négatif couleur pour accompagner le test sur banc, aujourd’hui nous revenons sur ce test avec A7RII et ses 42Mp pour voir comment cette optique peut s’adapter à des capteurs avec une taille de pixel de 5µ.
Pour le test sur banc tout est repris du test initial, car après vérification il est très cohérent avec les nouveaux résultats.
Par contre toutes les images, mise à part celles faite à l’époque, se feront avec le A7RII, le but en arrière-plan est de faire un grand comparatif des optiques 35mm compatibles M.

Test sur banc
Rapport 1/100 et prélèvements au centre, à 10mm et 20mm du centre avec différents diaphragmes.

Zone centrale
 
   

 

 

Dans la zone centrale le rendu des micro détails est extrêmement performant, et à notre avis c’est le meilleur des 35 mm que nous avons testés. A f-2,8 on constate une légère perte de contraste qui disparaît à f/4. A cette ouverture l'image est très nette et contrastée, et devient notre référence.

Zone de intérêt maximum (Zim) 
     

 

Sur cette zone le comportement reste remarquable. Il est très cohérent par rapport à l'excellence du centre, malgré la perte de contraste visible  surtout à f/2,8.

Zone périphérique
                                                                                                     

 

Sur cette zone la qualité du rendu est moindre et seulement les damiers de 10µ (50Plmm) sont reproduits avec un bon contraste. Ceux de 5µ (100Plmm) sont présents mais dénaturés. À f/8 (image non présentée) le contraste augmente, mais malheureusement accompagné de l'inévitable diffraction qui arrondit les formes.

Focalisation trichrome 
 

 


Le rendu à pleine ouverture au centre très propre et neutre, mais les couleurs ne sont pas focalisées sur le même plan. Le vert et le blanc le sont pratiquement avec une très grande résolution, mais il faut diaphragmer à 5,6 pour réunir toutes les couleurs.

Première conclusion
Avec une masse de 200gr pour 7 lentilles en 5 groupes. Le C-Biogon ZM 35f/2,8 est une optique sans compromis sur la qualité d’image, au contraire, le fait de limiter l’ouverture à 2,8, à permis des performances surprenantes sur tout le champ d’image. (Conclusion du test fait en 2008)

Pour modérer notre enthousiasme 8 ans plus tard (2016), il y a le Sony A7RII et son impitoyable regard de Samouraï. Ce couple nous dira plus sur les aberrations couleurs, la courbure de champ et le rendu dans les angles.

Mires avec A7RII au rapport 1/25
Désormais nous commençons cette partie du test avec les images qu’illustre la courbure du champ, cette particularité de certaines optiques peut être gênante dans certains cas, c’est pourquoi il vaut mieux connaître son importance dans le rendu photographique

Courbure de champ
 


                            Map centre f/2,8


Map angle f/2,8         Cliquez sur les images

A environ 90cm de distance, la courbure de champ est importante et visible à pleine ouverture, ce test montre à peu près le même rendu pour le Summicron et le Ultron. Si tous les opticiens laissent la courbure de champ c’est sûrement à cause de la compacticité de ces 35mm. Nous réfléchissons actuellement à une mire pour pouvoir mesurer et chiffrer la courbure de champ.
En attendent, si on doit photographier une surface il vaut mieux faire la mise au point dans les tiers du cadre et diaphragmer pour avoir la meilleure moyenne centre-angle.
 

 


Voir cadre 1                              Voir cadre 2                                           

 

L’image ci-dessus à f/5,6 avec mise au point au centre montre la qualité de rendu global après correction du vignetage, par ailleurs il faut signaler que la géométrie de cette optique est excellente, le coussinet est tellement léger qu’il faut avoir recours à une grille pour le voir.

Prises de vues 

Cliquez sur les images

Ces images pratiquement à l’infini montrent le vignetage important et aussi le faible piqué sur les antennes (secteur de mise au point) à f/2,8. La progression et la résolution maximale au meilleur diaphragme f/5,6 (pour cette zone) est visible et produit des formes neutres et détaillés.
Ces images font partie d’un comparatif en préparation des quelques 35mm en monture M, et on peut dire déjà, qu’avec des capteurs de 42Mp même les grands noms de l’optique souffrent.
    

Ces images au meilleur diaphragme illustrent bien le possible avec ce Biogon 35mm f/2,8 compact et léger.

Conclusion
Il y a 8 ans, lors du premier contact avec cette optique nous étions convaincus d’avoir une perle entre les mains. Les images sur film, superbes pour l’époque, et l’absence de tout capteur numérique nous permettant de déceler ses limites, nous on permit de conseiller cet objectif à tous les photographes.
Aujourd’hui nous sommes plus mûrs et disposons d’une panoplie des capteurs et mires que nous montrent certains points qui peuvent devenir gênants pour les photographes exigeants équipés des capteurs très fins.
Un des aspects qui peut poser problème est le vignetage très important pour un optique ouvrant seulement à f/2,8. Par ailleurs la courbure de champ amoindrit les angles de manière assez significative, cette limite interdit un rendu homogène en photographie des surfaces.
Comparé au Summicron, Ultron et autres...nous verrons si ces performances sont trop éloignées de l’état actuel de l’optique de qualité, ou si malgré ces petits défauts ce Biogon 35mm reste un très bon choix.

 

Tin Cuadra                                         Voir aussi  

 

 

Voir Summicron 35mm f/2 Voir Ultron 35mm f/1,7 Voir comparatif 35mm (M)

 

 


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