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 Au delà de l'optique fixe

Dans cette deuxième et dernière partie, nous verrons les images obtenues grâce aux mouvements permis par cette astucieuse mécanique. La première image, ci dessous permet de voir l'étendue du rapport flou-net à diaphragme égal. Les utilisateurs de chambres techniques connaissent bien ces rendus, tantôt utilisés pour étendre la zone de mise au point, tantôt pour la réduire, et créer ainsi des défocalisations abruptes.

 

 

                 f/4,5                                               f/8                                               f/8  8°    
                                                                                                     Cliquez sur les images

L'idée pour faire cette image était de montrer comment la profondeur de champ évolue selon le diaphragme d'une part, et voir si on peut faire la map sur toute la surface visible. Pleine ouverture, f/8 et f/8 avec une bascule de 8° pour l'image de droite. Avec cet exercice nous avons remarqué  la nette augmentation du champ de netteté( voir la fibre du bois), et aussi une légère perte de contraste.
 

 

Pleine ouverture, sans mouvement                                                    Cliquez sur l'image
Sur la loupe a 100% on voit l'extraordinaire finesse des détails, une légère présence de franges colores, et la profondeur de champ très courte.
 

 

Bascule de 6° à f/8                                                                              Cliquez sur l'image
Sur cette image, l'étendué de la map à f/8 est assez grande pour couvrir presque parfaitement le sujet, cette erreur vient du fait que nous avons jugé sur l'écran de l'appareil, les photographes travaillant en studio en mode connecté auraient choisi le bon diaph. 
 


 

 Ici à f/5,6 nous avons profité de la difference d'hauteurs des poupées en premier et arriere plan pour trouver une diagonale à focaliser, cette image nous à permis de voir aussi la grande finesse des détails reproduits.
 

 
En portrait, ce type de défocalisasition permet des effets créatifs, avec un flou assez doux pour les objets non métalliques, sur le sujet avec beaucoup de reflets spéculaires un certain dédoublement est visible. Ce type de rendu propre au numérique est très variable d'une optique à une autre, sur ce Makro-Symmar le (Bokeh) est très proche de ce nous connaissons en argentique.

Pour finir avec les mouvements, il faut qu’ont vous montre la possibilité de faire du panoramique, en se servant du décentrement et la rotation. Pour cette image nous avons fait trois prises, une  avec 12mm à gauche, une autre au centre et la dernière avec 12mm à droite, après assemblage on obtient l'image ci-dessous.
 

 

Cliquez sur l'image pour voir en très haute définition

Avec une forte compression et après plusieurs tentatives, nous avons réussi a envoyer cette image,  (de 24x60mm et 12.000pixel de largeur!), sur le serveur. On tenait à montrer cette image, car malgré l'extrême compression, elle nous montre la très grande qualité de cet objectif même en prise de vue à l'infini.
Voilà nous avons presque terminé ce test-pratique et pour finir voici quelques images à main levée avec l'objectif en mode normal, la mise au point est étonnamment facile avec cette optique malgré son ouverture de f/4,5, surement l'excellent contraste et la  haute résolution expliquent cette facilité
 

 

 

 

Conclusion
Dans ce test croissé du Makro-Symmar avec le D800e, plusieurs points on était traités, et même si sur certains aspects on est passé trop rapidement, les images avec leurs couleurs et  détails viennent  combler les lacunes du test. Si on devait donner une médaille à cet objectif, il aurait la médaille de "Étalon reproducteur". Et si on devait conseiller Schneider sur les éventuelles améliorations à apporter à cet extraordinaire objectif, on proposerait; une bague allonge, et/ou un complément optique achromatique, pour obtenir des rapports vraiment "Macro". En effet la seule limite  trouvée dans l'utilisation de cette optique est le champ minimum (142x95, rapport 1:4), le rapport 1:2 (72x48) pour un "macro" nous parait mieux adapté à la photographie d'objets, bijouterie, insectes, fleurs...Un autre souhait serait que la marque produise la même optique en monture hélicoïdale classique, à notre avis les portraitistes seraient ravis de disposer d'un tel objectif dans une mécanique plus légère, et  pourquoi pas moins chère.

Nous remercions Fabrice Michaux, Daniel Gadat et Le Moyen Format importateur Schneider en France.

Tin Cuadra

Voir Test-pratique avec le Sony ILCE-7R

 

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